Si vous ne connaissez pas encore le flag football, vous risquez fort d’en entendre parler au cours des deux prochaines années. Ce sport fera en effet son entrée au programme des Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.
Le football américain sans les chocs
« C’est une version sans plaquage du football américain. Pas question de faire tomber son adversaire », explique Pauline Barathieu, chargée de communication au club des Wildcats et qui, sur le terrain, occupe la position de centre. Le flag se joue généralement à cinq contre cinq, sur un terrain plus petit que celui du football américain. Chaque joueur porte une ceinture à laquelle sont accrochés deux petits fanions, les « flags ». Pour stopper le porteur du ballon, il suffit de lui en arracher un.
Pour le reste, une équipe attaque, l’autre défend. L’objectif est de faire progresser le ballon jusqu’à la zone adverse pour inscrire un touchdown. Le porteur peut courir, mais aussi chercher un coéquipier démarqué pour lui lancer le ballon. « Une seule passe vers l’avant est autorisée à chaque action. La défense, elle, doit anticiper, se placer et tenter de retirer le flag au bon moment », détaille Pauline Barathieu qui, avec son conjoint, évolue depuis quatre ans au sein des Wildcats, le club de flag football de Saint-Jean-de-Védas.
La mixité, autre particularité du flag
Une particularité du flag foot en France est que le championnat se dispute aussi en équipes mixtes. Cette organisation distingue le championnat français des grandes compétitions internationales. Aux championnats d’Europe, aux championnats du monde et aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028, les compétitions sont organisées en catégories masculine et féminine.
À Saint-Jean-de-Védas, les Wildcats n’ont donc pas attendu les Jeux olympiques pour pratiquer ce sport. Le club existe depuis 2010. « Nous avons 30 adultes et une dizaine d’adolescents. Les entraînements ont lieu au complexe sportif Étienne Vidal », détaille Pauline Barathieu, qui s’investit dans le club aujourd’hui présidé par Frédéric Nahoum.
Les Wildcats veulent grandir encore
Dans la région, 18 clubs sont recensés, aux noms flamboyants : les Black Lions de Lunel, les Shinigami de Béziers, les Spartans du Bassin de Thau, les War Eagles de Teyran… Sur le territoire de la métropole de Montpellier, le club védasien côtoie les Hurricanes de Montpellier, dont les féminines ont terminé huitièmes au niveau européen en 2025.
Engagés dans le championnat fédéral, les Wildcats misent sur la transmission aux nouvelles générations. « Nous véhiculons des valeurs de tolérance et de bienveillance, insiste Pauline Barathieu. Sur le terrain, l’agressivité est proscrite et les vannes blessantes interdites. » Cette année, le club se dote également d’un coach sportif dédié à la préparation physique. Avec des matchs presque chaque semaine, le club entend progresser et décrocher des titres. « Nous avons besoin de nous faire connaître, surtout auprès des filles. Nous ne sommes que cinq », déplore Pauline qui compte susciter l'envie de jouer, lors du Forum des Associations de Saint-Jean-de-Védas, samedi 5 septembre au parc du Terral.
Une discipline en plein essor
En 2025, la Fédération française de football américain comptait 15 227 licences de flag, soit une progression de 18 % en un an. La hausse est particulièrement spectaculaire chez les moins de 9 ans. Pour la saison 2026-2027, 118 équipes sont engagées dans le championnat de France.
Les clubs français commencent à s’imposer sur la scène européenne. Au Champions Bowl 2025 (les championnats d’Europe), les Centaures de Grenoble ont remporté le titre chez les hommes et les Fenris de Dijon chez les femmes.