Le futur nouveau siège d’Altémed, conçu par Ferrier Marchetti Studio et Tautem Architecture, accueillera 330 collaborateurs du groupe à partir de l’été 2028 sur 10 269 m2 de surface plancher, répartis en trois bâtiments complémentaires. Le bâtiment A rassemblera des plateaux de bureaux proposés à la location et à la vente, et un espace ouvert au public. Le B constituera le cœur du siège d’Altémed. Il sera partagé avec un occupant tiers sur les premiers niveaux. Le C accueillera le futur LAB Innovation et des espaces de travail pour les équipes du groupe. Passerelles, terrasses et îlot végétalisé relieront ces différents espaces et favoriseront l’ouverture sur le quartier. « Je suis vraiment heureux de construire cette Folie moderne à la Mosson. Elle va tenir son rôle dans la métamorphose du quartier. Le rez-de-chaussée sera ouvert en dialogue avec l’extérieur, avec la ville. La façade bleue rappellera la Méditerranée, la ligne 1 du Tram qui passe juste devant, mais aussi l'hôtel de Ville. Ce bâtiment est adapté au réchauffement climatique : toutes les fenêtres peuvent s’ouvrir, il est traversant, il dispose de terrasses. Il sera labellisé BREEAM Very Good en combinant les objectifs environnementaux avec le bien-être et la santé des occupants sur les plans de l’acoustique, de la lumière naturelle, de la qualité de l’air et de la modularité des espaces », détaille l’architecte Jacques Ferrier, qui avait représenté la France lors de l'exposition universelle de Shangaï en 2010.
Faire revenir de l’emploi et de l’activité à la Mosson
L'investissement global du projet représente 34 millions d’euros, dont 23 millions d'euros de travaux. Les bâtiments 1 et 3 de la résidence Neptune ont été démolis afin de libérer l’espace nécessaire à la construction du nouveau siège d’Altémed. Ce dernier participe pleinement à la rénovation urbaine en cours de la Mosson. Pas seulement au niveau immobilier : il va permettre également la réimplantation d’emplois et de services publics dans le quartier.
« Matérialiser le rééquilibrage de la ville à l’ouest avec l’implantation de services publics »
La mue de celui-ci est déjà bien entamée avec la démolition de la Tour d'Assas et de l'arche Mercure, la réhabilitation du bâtiment Uranus et de la résidence Saturne, la construction de l'école Hypatie, la rénovation de logements et du Centre aquatique Neptune, la création du parc Élias Belasal... « Cette pose de première pierre est un jour historique pour Montpellier. La SERM est née ici, pour construire la ZUP Paillade, quartier légendaire de Montpellier. Ici était la SERM, ici sera Altémed, qui s’implante là où il œuvre. Ce bâtiment fonctionnel et sa façade bleue, comme un écho symbolique de l’Hôtel de Ville, matérialise le rééquilibrage de la ville à l’Ouest avec l’implantation de services publics : Hôtel des sécurités et ses 450 emplois sur le site de l'ancien bidonville de Celleneuve, siège d'Altémed à Saint-Paul, école Kundera-Ungerer sur les hauteurs de Parc 2000, futur siège de la DDFIP et ses 250 emplois sur le site de la tour d’Assas, implantation du service public hospitalier à venir sur la Mosson Sud, raccordement au réseau de chaleur urbain… La Paillade change mais son âme reste. C’est un projet majeur pour changer la ville, pour changer la vie. Nous prenons ensemble le bon chemin », se félicite Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole.
Une Folie architecturale comme levier de transformation du quartier
« C’est un moment d’émotion et de fierté pour nous. Cela constitue un symbole puissant que ceux qui construisent la ville viennent travailler dans la ville qu’ils fabriquent, en particulier sur le quartier de la Mosson. Ce ne sera pas une forteresse d’un opérateur public, mais un bâtiment intégré et ouvert sur le quartier, une Folie architecturale qui sera un véritable levier de transformation du quartier », souligne Cédric Grail, directeur général d’Altémed.
« Il s’agit d’un immeuble particulièrement important pour la rénovation de la Mosson. Cela fait revenir de l’emploi, de l’activité et des services publics sur le quartier. Il existe ici une vision et une volonté politique forte en faveur des quartiers prioritaires, alors que c’est complexe avec 50 % d’habitat privé et 50 % de logements sociaux sur la Mosson. Il faut répondre aux deux enjeux en même temps, tout en favorisant le développement économique. Montpellier est un excellent exemple en terme de renouvellement urbain. Nous voulons changer l’image du quartier, lui redonner de la fierté avec des actes forts et symboliques. Et des équipements publics de qualité : commissariat, écoles, crèche, siège de la DDFIP... La Mosson est un quartier comme les autres, avec le même accès aux services publics qu’ailleurs selon le principe d’égalité républicaine. »